Dans le cadre de son approche responsable et conscient de la nécessité d’une démarche collective, EGAMO a créé le COMIRE (Comité d’Investissement Responsable EGAMO) en début d’année 2015, un lieu de réflexion structurellement attaché aux problématiques ESG dans la gestion.

L’objectif du COMIRE est de définir les critères extra financiers essentiels pour les investisseurs institutionnels. Il permet l’échange sur les grandes problématiques soulevées par l’exercice concret de la gestion et vise à dégager des pistes de solutions, de manière pragmatique et dans un esprit d’ouverture et de progrès.

Pour sa cinquième session, le COMIRE a réuni plusieurs grands investisseurs qui partagent les mêmes ambitions extra-financières et notamment le Groupe VYV, la MGEN, l’UMR, la CARAC, l’ERAFP, MUTRE, CASDEN, BRED Banques Populaires, en présence de la Mutualité Française.

En préambule, il a été rappelé que les PRI se diffusent fortement depuis dix ans, ils ont été signés à ce jour par 1800 investisseurs et sociétés de gestion, pour un montant d’actifs détenus de 75 000 milliard€ dans le monde. La prise en compte par les institutionnels de l’Article 173 de la Loi de Transition Energétique, présente en revanche au stade actuel de début de son application, « un tableau plus mitigé » ainsi que le rapporte Ethifinance. Le cadre réglementaire est souple, des acteurs plus motivés qui s’attachent à développer l’esprit de la Loi, côtoient ceux qui s’en tiennent à la dimension formelle de celle-ci, notamment en matière de reporting.

Les échanges ont ensuite porté sur le sujet du certificat mutualiste, ce nouveau type d’instrument financier dont l’émission a été rendue possible par la Loi sur l’Economie sociale et solidaire du 31 juillet 2014 ainsi que sur les mini bons, rendus possibles par l’ordonnance du 28 avril 2016 et au préalable celle du 30 mai 2014 sur le financement participatif.

L’objectif principal du législateur est le renforcement des fonds propres. Cependant, à ce jour seules deux institutions ont procédé à des émissions de ce type.

Les participants du COMIRE sont convenus que ces nouveaux instruments constituent une opportunité qui dépasse la dimension du financement pour les Institutions ou du simple produit d’épargne pour les souscripteurs.

Ils peuvent en effet être l’occasion pour les mutuelles d’identifier et de financer des projets d’amélioration de leurs politiques ESG dont les Certificats Mutualistes peuvent être le vecteur.

Les assurés peuvent ainsi devenir partie prenante dans la vision ESG de leurs mutuelles et peuvent choisir de financer les projets spécifiques qui correspondent le mieux aux préférences de chacun. Grâce à ces projets ciblés, les Institutions peuvent communiquer et susciter de nouvelles formes d’adhésion et de participation, renforçant ainsi le lien affinitaire avec leurs sociétaires ou assurés.

Ainsi que l’a mentionné AIC, « le développement des plateformes de financement participatif abaisse sensiblement les coûts de mise en œuvre et de suivi de ces opérations, même pour des acteurs de petite taille ».

Puisque tous les éléments techniques nécessaires à la mise en œuvre de ces nouveaux instruments sont désormais disponibles, les participants du COMIRE sont convenus que leur succès dépendra désormais de la volonté d’élaborer les projets ESG qui susciteront l’adhésion et à les faire vivre.